La Presse
Arts et spectacles, jeudi, 24 août 2006, p. ARTS SPECTACLES4
FFM
Cadavre exquis
Jeux de mots et d'auteurs
Nicoud, Anabelle
Collaboration spéciale
Mots, chansons ou film. Dans la tête de David Étienne, le cadavre exquis peut s'apprécier tant en musique qu'au cinéma. Le principal défi étant de respecter les règles de ce jeu surréaliste: commencer un récit là où finit celui de son prédécesseur.
"Ce jeu, inventé par les surréalistes, est un concept extrêmement populaire", explique Adrien Lorion. Serge Gainsbourg lui-même y consacre d'ailleurs une chanson sur L'Ami Caouette en 1975.
Le concept a été remis au goût du jour par neuf jeunes réalisateurs et neuf auteurs-compositeurs québécois, choisis par Lorion, Étienne et Laroche. Le cadavre est devenu entre leurs mains un film et un disque, présentés en plein air ce soir à Montréal dans le cadre du Festival des films du monde.
Sur pellicule, les neuf réalisateurs associés au projet ont dû créer un film, sans savoir ce qui précédait leur séquence, ni ce qui la suivrait. Seul matériel mis à leur disposition, les derniers plans de la séquence de leur prédécesseur, et une banque d'une trentaine de personnages. Parmi eux, Roxy, héros contrarié du cadavre. "C'est un gars qui rêve d'être une rock star, et qui trouve la célébrité importante. Je le vois un peu comme quelqu'un qui essaie de se trouver, mais c'est un personnage qui sort beaucoup", dit son interprète, Alexis Bélec.
Si Roxy est interprété par un seul comédien, les situations dans lesquelles il se retrouve sont le fruit de l'imagination de neuf réalisateurs bien différents, dont Francis Lussier, Jean-François Gros d'Aillon et Diane Gagnon.
Aucun doute, le rôle proposé à Alexis Bélec (Maelström) sort de l'ordinaire. "C'était un peu inquiétant, raconte-t-il en parlant de sa réaction au moment de la lecture du scénario. Mais c'était attirant d'avoir plusieurs versions du même personnage. Cela m'a aidé à lui donner plus de couleur. Mon inquiétude, c'était de voir que le film donne l'effet de montagnes russes. Cela pourrait facilement être fucké." Le résultat? "On ne peut pas se dire que c'est vraiment un long métrage, complète Marc-François Blondin. Mais c'est suivi et cohérent."
Côté musique, Antoine Gratton, Kaliroots, David Étienne, Sébastien Plante et Alain Simard, entres autres, ont donné voix au cadavre. Chacun a dû, suivant son ordre d'apparition, composer en trois jours une chanson à partir des dernières strophes de son prédécesseur. "C'est un beau concept. Ça me tentait de faire ça, parce que c'est un sujet imposé", raconte Antoine Gratton, dont la chanson En amour démarre sur les derniers vers de Kaliroots: "Y faut pas chercher à comprendre/ Y a pas de milieu/ Tout ce qui monte doit redescendre/ Pour l'amour de Dieu".
Coriace? Peut-être, mais toujours moins que les "Exécrables exégètes/ Qui nous traquent comme des ex" d'Alain Simard, sur lesquels Nancy Dumais a ouvert sa chanson Rock Star.
Disque et film se sont mêlés lors du tournage. "C'est original, et surtout ça laisse la place à la relève", se félicite Pierre Durivage, copropriétaire de la boîte Communications Rivage qui a produit le projet. L'étrange objet cinématographique a bien pourtant failli ne jamais voir le jour, faute de financement public. "On m'a dit que c'était trop ambitieux!" dit-il. Le budget "dans les six chiffres" a donc été fourni par des partenaires privés pour le volet cinéma. Le tout a mis environ deux ans à se réaliser.
Le jeu en vaut-il la chandelle? Le plaisir des membres du collectif est manifeste. "Curieusement, la chanson de Gainsbourg fitte avec le film", s'enthousiasme Adrien Lorion. Vous ne connaissez ni le jeu ni la chanson? Raison de plus pour passer ce soir, 20h, à l'angle des rues Jeanne-Mance et Sainte Catherine.
Renseignements:www.cadavreexquis.tv
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Numéro de document : news·20060824·LA·0064
Le Droit
Les Arts, jeudi, 17 décembre 1998, p. 34
Le jeune chanteur a des choses à dire et veut les faire entendre
David Étienne veut porter la parole de sa génération
PC
Montréal - David Étienne semble avoir pris le titre de son récent album au mot. Rencontré pour Libéré sur parole, le jeune auteur-compositeur s'affiche volubile, loquace, intarissable.
David Étienne s'en excuse à peine: il a des choses à dire. Et pas juste dans ses chansons. Pourquoi alors, tant qu'à y être, ne pas profiter de la tribune offerte pour faire valoir les revendications de sa génération?
David Étienne est de ceux qui auront 25 ans en l'an 2000. En d'autres mots et dans les siens, cela signifie: «Une génération en manque de valeurs, bombardée par la télé, douloureusement lucide, soucieuse de son avenir, insatisfaite de son présent.»
À preuve, deux de ses copains se sont suicidés.
La vie est dure. Tant et si bien que David Étienne cite des statistiques: une personne sur cinq au pays a déjà fait des crises de panique. Lui compris.
«Un peu plus, ajoute-t-il, j'appelais mon album Désillusions ou Desilusiones, faisant allusion à cette chanson qu'il ose en espagnol. Mais ç'aurait fait trop fataliste.»
Or, David Étienne Durivage, puisque c'est son nom, a beau y voir clair, fataliste, il ne l'est justement pas. Plutôt tout son contraire. Sa destinée, il fait ce qu'il faut pour l'avoir en main.
Ce second album, qui le ramène à l'avant-scène après deux années de quasi-silence, relève de l'autoproduction, sinon de l'autodétermination.
«Quand la compagnie de disques Arpège, avec laquelle j'avais enregistré Mille Ans, a cessé d'exister, je me suis retrouvé libre», rappelle celui qui, à l'automne 1996, comptait parmi les finalistes de l'Adisq dans les catégories interprète de l'année et album pop de l'année.
«Parallèlement à la chanson, j'avais parti une compagnie qui fait des sites web, dont celui de Lara Fabian, poursuit-il. Puis, une autre, Productions, avec laquelle j'ai réalisé un projet avec des groupes underground montréalais. Je vois depuis toujours une carrière à long terme, si bien que faire le show ET le business, ça me permet de pouvoir prendre mon temps et surtout de connaître tous les rouages du métier. L'envers de la médaille, quoi!»
De sorte que de l'expérience dans les poches, des textes dans le tiroir, une guitare de plus en plus «rockante», un bon chum plein de talents, en l'occurrence Réjean Bouchard, et l'envie de jouer encore les vedettes ont suffi pour que David Étienne se remette en selle.
Et le voici avec Libéré sur parole, un disque, dit-il, 100 % David Etienne. Mieux, un album dans lequel le principal intéressé voit un potentiel international indéniable.
«J'ai su garder le bagage traditionnel québécois duquel je suis issu (voilà un fan de Piché, de Séguin) et y rajouter des sonorités actuelles», explique le jeune homme pour étayer sa théorie internationale.
«Et pourquoi pas retourner en studio pour refaire mes chansons en anglais?» ajoute Étienne.
Illustration(s) :
PC
David Étienne croit que son second album, Libéré sur parole, possède un potentiel international indéniable.
© 1998 Le Droit. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19981217·LT·066
Le Soleil
Arts Spectacles week-end, vendredi, 7 mai 1999, p. C1
David Étienne se refait un nom
Morin, Annie
«Je suis pogné avec un nom qui sonne pop.» À la veille de sa nouvelle série de spectacles et alors qu'il met tous ses efforts à changer la perception qu'ont les gens de son «personnage», ce constat tourmente David Étienne.
En spectacle au D'Auteuil, ce soir et demain, le jeune chanteur de 24 ans veut effacer de la mémoire de son auditoire la première image de David Étienne. Une image plus gentille et plus facile à digérer parce que dictée par une compagnie de disques intéressée autant au profit qu'au produit.
«Je veux que le monde me catche», répète-t-il à plusieurs reprises, les baguettes en l'air, lors d'une entrevue au SOLEIL où il craint visiblement d'être incompris.
Celui qui se définit désormais comme un rocker francophone ne veut plus chanter pour les «matantes» qui appréciaient jusqu'ici son look et son propos bon enfant, mais pour des jeunes de son âge, qui partagent les mêmes aspirations et appréhensions que lui.
Lancement de sa tournée au D'Auteuil
Estimant avoir fait «une bonne job, mais pas dans le bon sens» avec son premier album, Mille ans, qui lui a pourtant valu deux nominations au gala de l'Adisq en 1996, David Étienne veut rebâtir son public en travaillant «sur le terrain». Il veut se promener en ville et inviter personnellement les gens à son spectacle, donner des shows dans des endroits chaleureux et animés, prendre le temps de placoter avec les spectateurs après sa performance.
Son rêve serait d'ailleurs de partir à la conquête du Québec avec un vieil autobus jaune rempli de musiciens. Habitué à tout faire lui-même - il a réalisé et produit son deuxième disque, Libéré sur parole, et en orchestre la promotion -, David Étienne serait bien capable de partir à l'assaut des petites bourgades oubliées par les grandes maisons de disques. «Pourquoi tout le monde va jouer à Rimouski et pas à Rivière-du-Loup?» demande-t-il.
Pour ses deux soirées au D'Auteuil, où il lance sa tournée, David Étienne se présentera sur scène avec trois musiciens, dont Ian Lévesque, bassiste de Kevin Parent, et Éric Brassard, guitariste de Rude Luck.
Et il insiste: les gens vont voir un band, pas un chanteur ni ce qu'il appelle des «musiciens fonctionnaires». «Ce n'est pas un spectacle de chansons, c'est un show de musiciens», avertit-il, mimant les «grooves» sur lesquels il compte bien se laisser aller avec ses «chums».
Après Québec, David Étienne Durivage - oui, oui, c'est bien son vrai nom - se produira à Hull et Montréal. Il espère aussi courir quelques festivals cet été.
Dans l'équipe de relève
Il n'est pas exclu non plus qu'il monte prochainement sur une grande scène parisienne, celle de Notre-Dame de Paris. En effet, le jeune homme fait partie des artistes «stand-by» pour l'équipe de relève à Paris. Une perspective qui l'enchante et l'effraie à la fois. Il faut dire qu'après neuf rencontres avec les dirigeants de la troupe, une série d'auditions et un voyage à Paris pour constater de visu l'ampleur de la production, rien n'a encore été signé.
«Je n'attends plus», affirme David Étienne, pourtant incapable de s'empêcher de rêver à l'expérience, à la visibilité et à la stabilité financière que lui procurerait une telle formation.
Illustration(s) :
Villeneuve, Jean-Marie
David Étienne a réalisé et produit «Libéré sur paroles», son deuxième album.
© 1999 Le Soleil. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19990507·LS·073
Le Quotidien
Arts et spectacles, jeudi, 17 décembre 1998, p. 23
Avec «Libéré sur parole»
David Etienne entend bien faire sa place
PC
Montreal - David Etienne semble avoir pris le titre de son récent album au mot. Rencontré pour «Libéré sur parole», le jeune auteur-compositeur s'affiche volubile, loquace, intarissable.
David Etienne s'en excuse à peine: il a des choses à dire. Et pas juste dans ses chansons. Pourquoi alors, tant qu'à y être, ne pas profiter de la tribune offerte pour faire valoir les revendications de sa génération?
David Etienne est de ceux qui auront 25 ans en l'an 2000. En d'autres mots et dans les siens, cela signifie: «Une génération en manque de valeurs, bombardée par la télé, douloureusement lucide, soucieuse de son avenir, insatisfaite de son présent.»
A preuve, deux de ses copains se sont suicidés.
La vie est dure. Tant et si bien que David Etienne cite des statistiques: Une personne sur cinq au pays a déjà fait des crises de panique. Lui compris.
«Un peu plus, ajoute-t-il, j'appelais mon album Désillusions ou Desilusiones, faisant allusion à cette chanson qu'il ose en espagnol. Mais ç'aurait fait trop fataliste.»
Or, David Etienne Durivage, puisque c'est son nom, a beau y voir clair, fataliste, il ne l'est justement pas. Plutôt tout son contraire. Sa destinée, il fait ce qu'il faut pour l'avoir en main.
Ce second album, qui le ramène à l'avant-scène après deux années de quasi-silence, relève de l'autoproduction, sinon de l'autodétermination.
«Quand la compagnie de disques Arpège, avec laquelle j'avais enregistré Mille Ans, a cessé d'exister, je me suis retrouvé libre», rappelle celui qui, à l'automne 1996, comptait parmi les finalistes de l'Adisq dans les catégories interprète de l'année et album pop de l'année.
«Parallèlement à la chanson, j'avais parti une compagnie qui fait des sites Web, dont celui de Lara Fabian, poursuit-il. Puis, une autre, Productions, avec laquelle j'ai réalisé un projet avec des groupes underground montréalais. Je vois depuis toujours une carrière à long terme, si bien que faire le show ET le business, ça me permet de pouvoir prendre mon temps et surtout de connaître tous les rouages du métier. L'envers de la médaille, quoi!»
De sorte que de l'expérience dans les poches, des textes dans le tiroir, une guitare de plus en plus rockante, un bon chum plein de talents, en l'occurrence Réjean Bouchard, et l'envie de jouer encore les vedettes ont suffi pour que David Etienne se remette en selle.
Et le voici avec Libéré sur parole, un disque, dit-il, 100 pour cent David Etienne. Mieux, un album dans lequel le principal intéressé voit un potentiel international indéniable.
«J'ai su garder le bagage traditionnel québécois duquel je suis issu (voilà un fan de Piché, de Séguin) et y rajouter des sonorités actuelles», explique le jeune homme pour étayer sa théorie internationale.
«Et pourquoi pas retourner en studio pour refaire mes chansons en anglais?», ajoute Etienne.
© 1998 Le Quotidien. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19981217·QT·045
Le Nouvelliste (Trois-Rivières)
Plus magazine, samedi, 9 janvier 1999, p. P3
Rencontre
David Étienne revient porté par un flot de réflexions
«Libéré sur parole»: un deuxième album
Corbo, Linda
Avec le recul de ses réflexions, David Étienne réalise que depuis son tout premier album «Mille ans», il a flirté avec l'écoeurement. Trois années sont passées depuis. Cheveux longs, il revient avec «Libéré sur parole» cette fois, un album qui a bien failli s'appeler «Désillusion», note le jeune auteur-compositeur et interprète de 23 ans. «Dans l'un de ses monologues, Yvon Deschamps disait: on a rien mais on a tout devant nous. Pour notre génération, c'est tout à fait le contraire.»
Au moment d'écrire son premier album, David Étienne avait 19-20 ans et déjà, son lot de biens matériels, avec maison louée sur le bord du Richelieu, une terre en annexe, une écurie pas loin derrière, une Saab 900 Turbo et un joyeux lot de tickets de vitesse. À 23 ans, il est aujourd'hui père d'un petit Zacharie de dix mois et porteur d'un discours dans lequel se suivent des préoccupations sociales à choix multiples.
David Étienne parle de ses copains qui, dans la vingtaine avancée, demeurent toujours chez leurs parents. Il s'exprime sur les idées de Mario Dumont en campagne électorale. Il discoure sur le star system désormais révolu au Québec, critique la faiblesse d'originalité de la musique. Il jase de la lutte à poursuivre pour les droits d'auteurs, de la nécessité pour les musiciens de vivre éventuellement de leur art. Il parle du vide qui prévaut, de la musique qui prend toutes les directions, de l'intégrité qui se doit d'être préservée chez un artiste, du libre-arbitre laissé par les babyboomers et de la déroute qui sévit. Il déplore le lot des valeurs estompées, sinon éclipsées. Il parle de sa génération et sur ce, David Étienne se montre intarissable.
C'est avec ce flot de préoccupations et pour le compte de ses semblables qu'il a le goût d'écrire, d'évoluer et de travailler comme auteur-compositeur et interprète. C'est à cette génération de jeunes adultes qu'il a pensée en concoctant «Libéré sur parole» dont il signe la totalité des musiques et six des onze textes, à commencer par «Ensorceler ma cervelle», premier extrait qu'il a pondu à peine deux semaines avant d'endisquer.
La chanson s'inspire d'un copain à lui, un crack en informatique au faîte de la gloire et déjà bourré d'argent, qui s'est suicidé. «Ce gars-là s'est mis à avoir des crises de panique. J'ai lu par la suite qu'une personne sur cinq avait ce genre de symptômes, à des degrés différents. Ce gars-là est viré sur le top et il m'a fait virer sur le top moi aussi. Je trouve que le monde est fucké», défile-t-il dans un seul et même souffle.
Dans «Libéré sur parole», ses textes reflètent les tourments de sa génération. En musique, le tout se traduit par une voie hétéroclite, fidèle aux sonorités actuelles qu'il a recherchées, avec dominante bien prononcée pour le rock. Il avait par ailleurs l'intention d'adjoindre un court-métrage à cet album et tapisse sa pochette d'une toile d'un artiste contemporain. Un autre copain.
Dans l'étendue des sujets qui le concernent, David Étienne entend éventuellement développer sa propre compagnie d'édition, voire enseigner aux plus jeunes les dédales du métier, incluant la négociation d'un contrat de disques, la pertinence d'un gérant. Bref, «j'aimerais faire partie d'un gang de gens qui vont bâtir un nouveau star system au Québec», dit-il.
Pour tenter de contrer les difficultés et maintenir sa propre intégrité, David Étienne a produit lui-même son deuxième album, dont les champs de promotion et de distribution sont toutefois cédés à une licence d'exploitation de Guy Cloutier.
À la sortie de son premier album, on lui avait suggéré de se couper la couette, compromis qu'il avait d'emblée accepté. Il avait aussi laissé tomber au passage le «Durivage», son nom de famille, au profit de son simple prénom «David Étienne». «Je crois que ça faisait plus huppé», concède-t-il aujourd'hui. Sa maison de disque n'existe plus aujourd'hui, celle qu'il ne veut ni renier, ni critiquer puisqu'elle s'avère d'abord et avant tout sa première véritable école.
Reste qu'il a fait repousser ses cheveux et entend bien cette fois se départir de l'image qu'il avait laissée. Celle du «petit gars qui boit du lait et qui aime sa grand-mère», défile-t-il encore.
Pour enregistrer son tout nouveau disque, il a loué un Manoir sur le bord du Lac Hertel, dans son patelin de Mont St-Hilaire. Avec le co-réalisateur Réjean Bouchard et le batteur Marc Lessard, ils étaient trois à occuper les lieux, laissant l'espace au son et à l'acoustique ambiant - un exercice qui l'a séduit -, et aux textes. «Celui-là, il est à caractère social de A à Z», se réjouit-il. «Le premier album comportait des textes plus légers mais aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir beaucoup plus de choses à dire.»
Les trois années qui l'ont séparé de son premier album ont été chargées en émotions. «J'ai vécu beaucoup de déceptions et de désillusions face au milieu artistique et face à la vie en général», note-t-il. C'est en espagnol qu'il chante «Désillusione», selon un texte traduit en Argentine par le biais d'Internet. C'est par son profil auteur-compositeur qu'il veut toucher. «La musique porte bien plus loin que la politique et bien d'autres choses. Mes prochains albums vont aussi tendre vers ça.»
Quant à ses spectacles, il se présentera sur scène en quatuor, dans le réseau des clubs et des bars. «Je n'ai pas le goût de faire des salles où les gens sont installés comme au cinéma.» À moins bien sûr que son voeu ne se réalise puisqu'il s'apprête à passer pour une deuxième fois des auditions en fonction de Notre-Dame de Paris. Cette avenue lui plairait d'emblée pour la carte de visite que ce spectacle lui procurerait. «Désillusion» appartient déjà à son passé. C'est bel et bien sur une scène internationale que David Étienne projette ses aspirations.
Illustration(s) :
«Aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir beaucoup plus de choses à dire.»
© 1999 Le Nouvelliste. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19990109·NV·004
La Presse
Sortir, jeudi, 10 juin 1999, p. D2
En vedette
Monsieur Net
Cassivi, Marc
David Étienne mène presque une croisade afin de se débarrasser de l'épithète de Monsieur Propre qui l'accable depuis Mille ans, son premier album plutôt mièvre paru en 1995. Mais traitez-le de Monsieur Net et l'auteur-compositeur-interprète ne se vexera pas.
«Je chattais l'autre jour sur le site de Voir et j'en ai profité pour envoyer des bouts d'une chanson que je suis en train de composer, dit-il. J'ai eu des réactions et des commentaires instantanément. J'aime beaucoup le Net. J'ai failli apporter un écran d'ordinateur pour la photo mystère!»
Touche à tout devant l'Éternet, David-Étienne Durivage a plus d'un tour de chant dans son étui et, depuis quatre ans, quelques cordes de plus à sa guitare. Son modem ne dérougit pas. Entre la préparation d'un événement Grandeur nature cyberplanétaire (jeux de rôles sur Internet organisés simultanément à Paris et à Montréal), la réalisaton d'un court métrage sur cédérom, la production d'une compilation de chansons de groupes montréalais underground et la conception en dilettante de sites Web de toutes sortes (dont celui de Lara Fabian), il a fait paraître un deuxième album, Libéré sur parole. Accueil chaleureux de la confrérie journalistique, à mille lieues des critiques parfois acerbes destinées à Mille ans
«Je repars à zéro avec le nouvel album. Un nouveau look. Je me suis laissé aller en ce qui concerne les arrangements, la réalisation et la direction artistique. J'ai coréalisé l'album avec Réjean Bouchard. On a travaillé chez moi, à Saint-Hilaire. J'ai même enregistré les voix dans les toilettes. Le processus a été très différent.»
Ce nouveau papa que rien ne prédestinait à la musique (son père et son frère sont journalistes) ne renie pas pour autant son premier opus, qui lui avait valu notamment deux mises en nomination au gala de l'ADISQ de 1996.
«À 16, 17 et18 ans, tu ne sais pas vraiment où tu vas, explique celui qui, dès l'âge de 10 ans, avait décidé qu'il ferait de la musique toute sa vie. Tu ne sais pas qui tu es, tu ne connais pas la société dans laquelle tu vis. Je sortais du secondaire. Je ne savais pas ce qu'était le monde. Je faisais des chansons, mais je n'avais pas de direction établie. On est venu me chercher et on m'a proposé une direction que j'ai suivie de plein gré. Pour apprendre. Aujourd'hui, je sais quelles chansons j'ai envie de composer, quel genre de projets j'ai envie de réaliser.»
«Des projets, amenez-en!», semble être le leitmotiv de cet artiste aux idées foisonnantes. Le documentaire, la traduction de ses chansons en anglais, l'écriture de textes pour d'autres musiciens, la réalisation d'albums, David Étienne a des défis et aimerait les relever.
«J'ai 24 ans, j'ai encore des croûtes à manger. Mais je sens que j'apprends et vite. Je veux faire un troisième album, un quatrième, un cinquième. Que les gens ne reconnaissent mon travail que dans plusieurs années seulement, ça ne me dérange pas.»
«Mon idéal à moi, c'est d'avoir assez d'argent pour mettre de la bouffe dans le frigo, payer mon loyer et mes comptes, et qu'il en reste pour subventionner mes trips», explique ce fan de Björk qui rêve «d'un album saugrenu», évoquant des projets «classique-raï-électronique» même si ses mélodies tiennent davantage d'un Richard Séguin que du croisement d'un Cheb Khaled et d'un Kid Loco.
Demain soir au Zest, flanqué du batteur Stéphane Saint-Pierre, du guitariste Éric Brassard (Rude Luck) et du bassiste Ian Lévesque (Kevin Parent), David Étienne promet un «show de band».
«Ce ne sera pas un spectacle de David Étienne avec des musiciens fonctionnaires en arrière-plan. C'est un show avec beaucoup de guitare, et beaucoup d'improvisation.»
Du rock and roll sale d'ancien garçon poli.
DAVID ÉTIENNE, au Zest (2100, rue Bennett), le 11 juin à 20 h 30. Entrée: 7 $. Info: 514 380-8114.
Illustration(s) :
Brault, Bernard
David Étienne: «Je repars à zéro avec le nouvel album... Aujourd'hui, je sais quelles chansons j'ai envie de composer, quel genre de projets j'ai envie de réaliser.»
© 1999 La Presse. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19990610·LA·093
La Presse
Zap, dimanche, 17 janvier 1999, p. B12
Actualité
David Étienne, bis: le dernier des chanteurs engagés
PC
Trois-Rivières - Avec le recul, l'auteur-compositeur David Étienne constate que, depuis son premier disque Mille ans, sorti il y a trois ans, il a flirté avec l'écoeurement.
Il revient cette fois avec Libéré sur parole, un album qui a failli s'intituler Désillusions, explique-t-il. «Dans un monologue, Yvon Deschamps disait: "" On a rien, mais on a tout devant nous ''. Pour notre génération, c'est le contraire.»
Au moment d'écrire son premier album, David Étienne Durivage avait 19 ou 20 ans et déjà des biens matériels, dont une automnbile lui ayant valu un joyeux lot de contraventions pour vitesse.
Il a maintenant 23 ans, il est père d'un enfant et porteur d'un discours de préoccupations sociales. Il parle de copains qui, dans la vingtaine avancée, restent encore chez leurs parents, s'exprime sur les idées de Mario Dumont en campagne électorale.
De plus le jeune interprète critique le peu d'originalité de la musique, il parle de la lutte pour les droits d'auteurs et de l'intégrité qui doit être préservée chez un artiste, entre autres.
Il a pensé à la génération des jeunes adultes en concoctant Libéré sur parole, dont il signe toutes les musiques et six des 11 textes, à commencer par Ensorceler ma cervelle .
La chanson évoque l'histoire d'un copain, doué pour l'informatique et qui s'est suicidé. «Ce gars-là a eu des crises de panique. J'ai su par la suite qu'une personne sur cinq a ce genre de symptômes, à des degrés divers. Le gars est viré sur le top et il m'a fait virer sur le top moi aussi. Je trouve que le monde est fucké.»
La couette a repoussé
Parmi ses projets, David Étienne entend développer sa propre maison d'édition, enseigner aux plus jeunes les ficelles du métier. «J'aimerais faire partie d'une gang de gens qui vont bâtir un nouveau star system au Québec», dit-il.
David Étienne a produit lui-même son deuxième disque, dont la promotion et la distribution sont toutefois menées via une licence d'exploitation confiée à l'imprésario Guy Cloutier.
À la sortie de son premier album, il lui avait été suggéré de couper sa couette, ce qu'il avait d'emblée accepté. Il avait aussi laissé tomber son nom de famille (Durivage), au profit de son prénom. «Je crois que ça faisait huppé», concède-t-il aujourd'hui.
Ses cheveux ont repoussé depuis et il entend bien se démarquer de sa première image publique, celle du «petit gars qui boit du lait et qui aime sa grand-mère».
Pour son nouveau disque, il a travaillé avec le coréalisateur Réjean Bouchard et le batteur Marc Lessard. «Celui-là, il est à caractère social de A à Z, se réjouit-il. Le premier album comportait des textes plus légers et, aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir beaucoup plus de choses à dire.»
Ces trois dernières années ont été chargées en émotions: «J'ai vécu beaucoup de déceptions et de désillusions face au milieu artistique et face à la vie en général.»
C'est en outre par son profil d'auteur-compositeur qu'il veut toucher. «La musique porte bien plus loin que la politique. Mes prochains albums vont aussi tendre vers ça.»
Illustration(s) :
PC
David Étienne revient avec un deuxième disque «à caractère social de A à Z» qu'il a intitulé Libéré sur parole .
© 1999 La Presse. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19990117·LA·094
La Presse
Arts et spectacles, mercredi, 13 septembre 1995, p. E3
Un premier album de David Étienne
PC
À 20 ans, David Etienne s'est offert une carte de visite avec son premier album, intitulé Mille ans. Le jeune chanteur possède une voix riche, de l'aplomb, un talent pour l'écriture et des années de guitare classique derrière lui. Il se réclame de Robert Paquette, Beau Dommage, Harmonium et Jim Corcoran, et avoue un fort penchant pour le folk-rock.
«C'est dur d'écrire en français, constate David Etienne, car c'est une langue qui n'est pas aussi rythmique que l'anglais.»
Il s'est donc beaucoup inspiré de Jim Corcoran qui, à cause de ses origines anglophones, se sert des mots pour cadencer ses chansons. David Etienne a une théorie : «pour qu'une pièce soit rythmique, il faut que tu sois capable de la rapper». Le public pourra s'amuser à faire passer le test aux chansons du jeune musicien.
Chose certaine, le nouveau venu n'est pas tombé de la dernière pluie. Vers l'âge de 11 ans, David Etienne Durivage écoutait de la musique en faisant semblant de jouer de la guitare sur une raquette de tennis.
«Ma mère m'a alors demandé si je ne préférerais pas jouer sur une vraie guitare. Mes yeux sont devenus grands comme des trente sous», raconte-t-il. Il a ensuite suivi des cours de guitare classique avec un professeur affilié au Conservatoire de musique de Toronto.
En sixième année, il donne son premier spectacle à la guitare en interprétant le succès d'Henry Mancini, Peter Gunn. À 13-14 ans, il avait déjà son propre groupe et des démos à distribuer. Il a participé à plusieurs spectacles de la Saint-Jean à Saint-Hilaire, à un téléthon Enfant-Soleil et a gagné le prix du public au Festival de Granby, en 1993. La bourse de 1000 $ ainsi récoltée lui a servi à payer une session d'enregistrement.
Il compose toutes les musiques et plusieurs des textes de ses chansons. Mais sa première composition, se rappelle-t-il, était «trafiquée» à partir d'une chanson de Supertramp.
«Je me sentais coupable et j'avais alors décidé de composer une chanson vraiment originale, que j'avais intitulée Le Manoir. J'y ai pris goût et d'autres composisitons ont suivi», relate-t-il.
Quand il fait appel à des collaborateurs, il choisit des noms connus, comme Thierry Séchan, Luck Mervil, Yves Décary. Ajoutez à eux Manu Katché à la batterie, Michel Corriveau aux arrangements et Toby Gendron à la réalisation et vous aurez une idée de la confiance que lui témoigne sa compagnie de disques.
«J'aime que la musique colle aux paroles», souligne-t-il, expliquant que la chanson Pour toi parle du suicide d'une dame qu'il a connue.
© 1995 La Presse. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19950913·LA·125
Le Droit
Arts et spectacles, samedi, 28 octobre 1995, p. A4
Spectacles
Ça ne change pas le monde, mais...
Joanisse, Marc-André
«Ça me fait tout drôle. Il y a un an, je bumais des cigarettes à mes chums au coin de l'école; là j'ai une trentaine de personnes qui travaillent autour de moi.»
Ça ne change pas le monde un contrat de disque sauf que...
Ça permet de respirer un peu plus à l'aise et de voir passablement de pays.
Énormément de pays.
Quand le nouvel arrivant de la chanson québécoise, David Étienne, s'est amené dans les bureaux du Droit, mardi dernier, il arrivait de Ville-Marie et venait à peine de compléter la traversée du parc La Vérendrye. Tout ça agrémenté d'une fine pluie qui n'a jamais cessé de s'abattre.
Pour mousser la promotion de son premier disque, Mille ans, qui tourne à profusion à la radio, le jeune auteur-compositeur-interprète de 20 ans s'est tapé rien de moins que 7000 kilomètres en moins d'un mois.
«On a fait le tour. Du Lac-Saint-Jean à la Gaspésie, de l'Estrie aux Laurentides, de l'Abitibi-Témiscamingue à l'Outaouais. On n'a rien manqué.»
À la blague, le journaliste du Droit lui a demandé s'il avait croisé une des caravanes de la campagne référendaire. «Je pensais bien croiser un autobus, mais non. En fait, ce n'était pas le but de cette tournée.»
On le comprend.
À part les membres de sa famille, - son père, Pierre Durivage, fait la description des matches de football au Réseau des sports - , ses amis et les spectateurs qui lui ont donné le Prix du public au Festival international de la chanson de Granby, en 1993, David Étienne était un parfait inconnu quand le premier extrait de son album, Isa, a été entendu pour la première fois à la radio.
On le répète. Il a 20 ans et toutes ses dents. Il a suivi des cours de guitare classique et a fait partie de groupes de garage, la bonne vieille école de la chanson.
Puis un jour, il a expédié sa carte de visite, une cassette-démo, chez des maisons de disques de Montréal.
Et fort heureusement pour lui, une réponse a suivi.
«Son démo était soigné. On aimait son son et ses textes, et on avait l'impression qu'il savait où il s'en allait», précise Jean-François Blanchet, de la maison de disques Arpège qui l'accompagne dans ses nombreux déplacements à travers le Québec.
Mais si le démo était à ce point soigné, il y avait une bonne raison.
«J'ai servi de cobaye à des étudiants de l'École de musique de Gilles Valiquette. Des personnes qui étudiaient en technique de son. J'ai interprété trois chansons et le montage a été réalisé en compagnie de leur professeur, Toby Gendron.»
Les gens du métier le connaissent ce Toby Gendron, un réalisateur de plus en de plus en demande qui vient de signer le dernier disque de Hart Rouge, Bonsoir Québec, avec la chorale gospel du révérend Keith Hunter, The Witness for Christ Choir, un ensemble vocal du Kentucky.
«Toby est venu me rencontrer après les sessions et m'a offert de réaliser mon premier album, raconte David Étienne. Inutile de dire que je lui ai placé un coup de fil quand est venu le temps d'entrer en studio pour Mille Ans.»
Mieux, Toby Gendron lui a demandé s'il était intéressé à travailler avec Manu Katché aux percussions. Ce même Manu Katché qu'on peut entendre sur des disques de Peter Gabriel, Francis Cabrel et Sting, et qui, par pure coïncidence, était à Montréal au moment où David Étienne était en studio.
«Justement, je regardais la pochette du cd de Sting et je le voyais aux côtés de Manu Katché. Aie! J'ai travaillé avec ce gars-là sur mon premier album. Et avec Marc Langis. Et avec Jim Zellers. Et j'ai composé des musiques sur des textes de Thierry Séchan - le frère de Renaud - .»
«Je suis privilégié. Avant de signer avec la maison de disque, je m'occupais de tout. Là, j'ai plein de gens autour de moi. Je rencontre des gens partout. Et je raffole de ça, étant une personne curieuse de nature. Des fois, j'ai l'impression de rêver. Je fais ce que j'ai toujours voulu faire: de la musique.»
Puisque le disque va bien, David Étienne prendra à nouveau la route, en janvier 1996.
«On sera prudent, souligne Jean-François Blanchet, d'Arpège. Le spectacle regroupera l'intégrale de Mille ans, probablement des chansons qui ne sont pas sur le disque, et une ou deux interprétations. David Étienne aime beaucoup Une autre chambre d'hôtel de Gildor Roy.»
«C'est mon année chanceuse, enchaîne David Étienne. J'ai eu 20 ans, le 20 mars dernier. J'ai mon disque et bientôt, je partirai en tournée. Sans oublier qu'on m'a demandé de composer le thème d'un nouveau téléroman de Radio-Canada. À moi, et on était une quinzaine sur les rangs. Oui, c'est mon année.»
© 1995 Le Droit. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19951028·LT·005
Le Droit
Arts et spectacles, samedi, 20 février 1999, p. A34
Disques
Trois ans d'écoeurement
David Étienne
PC
Trois-Rivières - Avec le recul, l'auteur-compositeur David Étienne constate que, depuis son premier disque Mille ans, sorti il y a trois ans, il a flirté avec l'écoeurement.
Il revient cette fois avec Libéré sur parole, un album qui a failli s'intituler Désillusions, explique-t-il.
«Dans un monologue, Yvon Deschamps disait: 'On n'a rien mais on a tout devant nous'. Pour notre génération, c'est le contraire.»
Au moment d'écrire son premier album, David Étienne Durivage avait 19 ou 20 ans et déjà des biens matériels, dont une automobile lui ayant valu un joyeux lot de contraventions pour vitesse.
Il a maintenant 23 ans, il est père d'un enfant et porteur d'un discours de préoccupations sociales.
Il parle de copains qui, dans la vingtaine avancée, restent encore chez leurs parents, s'exprime sur les idées de Mario Dumont en campagne électorale.
De plus, le jeune interprète critique le peu d'originalité de la musique, il parle de la lutte pour les droits d'auteurs et de l'intégrité qui doit être préservée chez un artiste, entre autres.
Il a pensé à la génération des jeunes adultes en concoctant Libéré sur parole, dont il signe toutes les musiques et 6 des 11 textes, à commencer par Ensorceler ma cervelle
La chanson évoque l'histoire d'un copain, doué pour l'informatique et qui s'est suicidé.
«Ce gars-là a eu des crises de panique. J'ai su par la suite qu'une personne sur cinq a ce genre de symptômes, à des degrés divers. Le gars est viré sur le top et il m'a fait virer sur le top moi aussi. Je trouve que le monde est fucké.»
Parmi ses projets, David Étienne entend développer sa propre maison d'édition, enseigner aux plus jeunes les ficelles du métier.
«J'aimerais faire partie d'une gang de gens qui vont bâtir un nouveau star system au Québec», dit-il.
David Étienne a produit lui-même son deuxième disque, dont la promotion et la distribution sont toutefois menées via un permis d'exploitation confiée à l'imprésario Guy Cloutier.
À la sortie de son premier album, il lui avait été suggéré de couper sa couette, ce qu'il avait d'emblée accepté.
Il avait aussi laissé tomber son nom de famille (Durivage), au profit de son prénom.
«Je crois que ça faisait huppé», concède-t-il aujourd'hui.
Ses cheveux ont repoussé depuis et il entend bien se démarquer de sa première image publique, celle du «petit gars qui boit du lait et qui aime sa grand-mère».
Pour son nouveau disque, il a travaillé avec le coréalisateur Réjean Bouchard et le batteur Marc Lessard.
«Celui-là, il est à caractère social de A à Z, se réjouit-il. Le premier album comportait des textes plus légers et, aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir beaucoup plus de choses à dire.»
Ces trois dernières années ont été chargées en émotions: «J'ai vécu beaucoup de déceptions et de désillusions face au milieu artistique et face à la vie en général.»
C'est en outre par son profil d'auteur-compositeur qu'il veut toucher.
«La musique porte bien plus loin que la politique. Mes prochains albums vont aussi tendre vers ça.»
© 1999 Le Droit. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19990220·LT·019
Le Quotidien
Arts et spectacles, jeudi, 14 janvier 1999, p. 29
David Etienne revient avec son second disque
PC
Trois-Rivières - Avec le recul, l'auteur-compositeur David Étienne constate que, depuis son premier disque «Mille ans», sorti il y a trois ans, il a flirté avec l'écoeurement.
Il revient cette fois avec «Libéré sur parole», un album qui a failli s'intituler «Désillusions», explique-t-il. «Dans un monologue, Yvon Deschamps disait: 'On a rien mais on a tout devant nous'. Pour notre génération, c'est le contraire.»
Au moment d'écrire son premier album, David Étienne Durivage avait 19 ou 20 ans et déjà des biens matériels, dont une automnbile lui ayant valu un joyeux lot de contraventions pour vitesse.
Il a maintenant 23 ans, il est père d'un enfant et porteur d'un discours de préoccupations sociales. Il parle de copains qui, dans la vingtaine avancée, restent encore chez leurs parents, s'exprime sur les idées de Mario Dumont en campagne électorale.
De plus le jeune interprète critique le peu d'originalité de la musique, il parle de la lutte pour les droits d'auteurs et de l'intégrité qui doit être préservée chez un artiste, entre autres.
Il a pensé à la génération des jeunes adultes en concoctant «Libéré sur parole», dont il signe toutes les musiques et six des 11 textes, à commencer par «Ensorceler ma cervelle».
La chanson évoque l'histoire d'un copain, doué pour l'informatique et qui s'est suicidé. «Ce gars-là a eu des crises de panique. J'ai su par la suite qu'une personne sur cinq a ce genre de symptômes, à des degrés divers. Le gars est viré sur le top et il m'a fait virer sur le top moi aussi. Je trouve que le monde est fucké.»
Parmi ses projets, David Étienne entend développer sa propre maison d'édition, enseigner aux plus jeunes les ficelles du métier. «J'aimerais faire partie d'une gang de gens qui vont bâtir un nouveau star system au Québec», dit-il.
David Étienne a produit lui-même son deuxième disque, dont la promotion et la distribution sont toutefois menées via une licence d'exploitation confiée à l'imprésario Guy Cloutier.
A la sortie de son premier album, il lui avait été suggéré de couper sa couette, ce qu'il avait d'emblée accepté. Il avait aussi laissé tomber son nom de famille (Durivage), au profit de son prénom. «Je crois que ça faisait huppé», concède-t-il aujourd'hui.
Ses cheveux ont repoussé depuis et il entend bien se démarquer de sa première image publique, celle du «petit gars qui boit du lait et qui aime sa grand-mère».
Pour son nouveau disque, il a travaillé avec le co-réalisateur Réjean Bouchard et le batteur Marc Lessard. «Celui-là, il est à caractère social de A à Z, se réjouit-il. Le premier album comportait des textes plus légers et, aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir beaucoup plus de choses à dire.»
Ces trois dernières années ont été chargées en émotions: «J'ai vécu beaucoup de déceptions et de désillusions face au milieu artistique et face à la vie en général.»
C'est en outre par son profil d'auteur-compositeur qu'il veut toucher. «La musique porte bien plus loin que la politique. Mes prochains albums vont aussi tendre vers ça.»
© 1999 Le Quotidien. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19990114·QT·057
La Presse
Zap, dimanche, 22 novembre 1998, p. B7
Pop
[Libéré sur parole]
Brunet, Alain
David Étienne Durivage a pris le taureau par les cornes. Pour passer la rampe (ce qu'il n'a pas réussi avec son premier disque), il a choisi l'encadrement de Réjean Bouchard, docteur ès guitares. Il fallait donc s'attendre à des chansons rock enracinées dans ce continent. David Étienne s'inscrit dans le sillage de tous ces artisans ayant contribué à construire en Amérique francophone ce que les Mellencamp, Chilton, Springsteen, Cooder, Hiatt, Lowery et des dizaines d'autres ont érigé en anglais. Dans le genre, il s'agit certes d'un disque nettement supérieur au premier chapitre de sa carrière. Les «hooks» sont plus efficaces, les guitares sont généralement solides, grattées avec goût et maturité, la voix du principal intéressé est convaincante. Cette fois, il semble que David Étienne aie de véritables tubes dans sa poche - Ensorceler ma cervelle en est un. Un bémol, tout de même; les textes de ces onze chansons sont certes soignés, mais constituent la variable la moins maîtrisée de l'auteur-compositeur-interprète. Le vrai décollage, de toute façon. À moins que le timing...
***1⁄2LIBÉRÉ SUR PAROLE
David Étienne, PGC / Select
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Numéro de document : news·19981122·LA·084
La Presse
Arts et spectacles, vendredi, 12 juillet 1996, p. A12
En bref
Erreur de dates
Il s'est glissé une erreur dans la section Variétés Campbell du calendrier Mon été culturel, c'est à Montréal que je le vis, quant au date des spectacles présentés par Air du Rock'n Roll, les Frères à ch'val et David-Étienne Durivage et ses musiciens. Ainsi, le parc Maisonneuve accueillera la revue musicale Air du Rock'n Roll le 15 juillet, les Frères à ch'val le 22 juillet et David-Étienne Durivage et ses musiciens le 29 juillet. Les trois formations se présenteront ensuite, tour à tour et dans le même ordre, au parc Ahuntsic, les 16, 23 et 30 juillet. Puis, au parc Angrignon, les 17, 24 et 31 juillet. Les spectacles commenceront à 20 h 30. Le calendrier Mon été culturel... est actuellement disponible dans les bibliothèques, les maisons de la culture, les bureaux Accès Montréal et sur les lieux des représentations.
© 1996 La Presse. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·19960712·LA·049
Certificat PubliCnews·19981217·LT·066
Ce certificat est émis à M. David Etienne Durivage à des fins de visualisation personnelle et temporaire.
Date de fin : 2007-02-25
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Le Droit
Arts et spectacles, samedi, 16 mars 1996, p. A4
Un coup de pouce au festival
Lemieux, Julie
David Étienne est un gars reconnaissant. Le Festival international de la chanson de Granby a donné un bon coup de pouce à sa carrière. Alors c'est maintenant à son tour de donner un coup de pouce au Festival de Granby.
Mais cet auteur-compositeur-interprète d'à peine 20 ans admet que son rôle de porte-parole officiel de l'édition 1996 du festival lui procure certains avantages.
«Ça me permet de me faire connaître et de faire la promotion du dernier extrait de mon album aux quatre coins de la province», dit-il candidement, au cours d'une entrevue dans les locaux du Droit.
Il a de la gueule, ce nouveau-né de la chanson québécoise. Et ses chansons en ont autant que lui. Son style folk-rock accroche, sa voix douce enjôle, ses textes intéressent.
Tout le monde le dit: il a de l'avenir le fils du commentateur sportif Pierre Durivage. D'autant plus qu'il s'entoure déjà de gros noms comme le batteur Manu Katché (Sting, Cabrel, Peter Gabriel), le bassiste Marc Langris (Charlebois, Lara Fabian) et le guitariste Robert Marchand (Garolou).
On a d'abord eu droit à Isa, qui a grimpé à la 9e place du Top 50, et ensuite à J'ai vécu mille ans, qui a aussi atteint ce rang.
David Étienne récidive cette fois avec Si tu savais, le troisième extrait de son album Mille ans. Une ballade chaude, à l'image de sa voix, racontant une histoire d'amour comme on en a à 20 ans.
Le vidéoclip commence déjà à rouler. Et David Étienne en est particulièrement fier.
«C'est l'histoire d'un couple qui se sépare. Mais il y a encore des sentiments entre eux. C'est pété. On a fait ça dans une usine de traitement d'eau, pour soulever un paradoxe. Dans l'an 3000, est-ce qu'il va encore y avoir des contacts entre humains? Probablement, mais ça sera peut-être plus froid», avance-t-il.
Les trois chansons du jeune artiste tournent pas mal à la radio. Mais pas encore assez, dit-il.
«On voudrait toujours que ça tourne plus. Mais je ne m'en fais pas. Je laisse le temps au public d'embarquer. Il y en a qui font des gros hits mais qui débarquent assez vite. Moi, je m'ancre. Et de toute façon, je ne fais pas juste ça. Je fais aussi de la musique pour la télévision», explique-t-il.
Sa formation en guitare classique fait de lui «un musicien avant tout». Et il a donc réalisé son rêve en composant le thème et toutes les musiques de la comédie Majeurs et vaccinés, diffusée à la SRC.
«C'est tripant. C'est toujours ça que j'ai voulu faire.»
En attendant d'autres contrats du genre, il ne chôme pas, le musicien de Saint-Hilaire. La tournée de promotion du Festival international de la chanson de Granby le tient bien occupé.
Il avait gagné le Prix du public lors du concours de 1993. Mais le jury l'avait ignoré. «Admettons que ç'a été une claque dans la face pour le jury», dit-il en riant.
Selon lui, on ne parle pas assez du côté éducatif du Festival de Granby. On s'attarde sur les prix, sur le coup d'envoi que ça peut donner à une carrière, mais on oublie trop souvent qu'il s'agit d'abord et avant tout d'une école pour les futurs artistes.
«C'est ça l'important. On y offre des ateliers très enrichissants. On peut avoir du feed back sur ce qu'on fait et savoir ce qu'il faut corriger pour percer. Quand tu es tout seul dans ta cave, tu ne peux pas savoir si tu l'as ou si tu l'as pas. Quand j'y ai participé, j'ai eu des ateliers avec Gilles Valiquette et Dan Bigras. Ça aide beaucoup», avance-t-il.
Les artistes en devenir ont jusqu'au 26 avril pour s'inscrire. Des formulaires sont disponibles au réseau TVA, Rock Détente, chez Vidéotron ou au (514) 375-7555. «Ça vaut la peine d'essayer, affirme David Étienne. Moi, j'avais enregistré mes chansons sur une cassette et je les envoyées comme ça, tout simplement. Et je ne le regrette pas.»
© 1996 Le Droit. Tous droits réservés.
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Le Droit
Arts et spectacles, samedi, 23 septembre 1995, p. A4
Disques
Du mordant avec Kif-Kif
Surprenant, Jean-Claude
Les nouveautés francophones ont du mordant, cette semaine. À commencer par Tout l'univers, le premier album de Kif-Kif.
Kif-Kif
Tout l'univers
Indépendant
Les gars et la fille de Kif-Kif ont déjà brassé bien des cages dans la ré
gion et ailleurs. Avec une musique rythmée et riche, Kif-Kif sait animer une scène. Restait à brasser les sillons: c'est fait. Et, comme ces gens-là sont des pros qui ont leur propre studio, KifKom, il ne faut pas s'étonner que Tout l'univers soit de très bonne facture. L'enregistrement a beaucoup de relief, mais ne tombe pas dans le piège de la surproduction. En fait, l'album est assez fidèle à leur prestation sur scène. La musique de Kif-Kif prend toute la place et c'est tant mieux. Parce que cet album a du chien. De bonnes musiques rock aux multiples parentés signées, pour la plupart, Dominique Saint-Pierre et André Dupuy. Quant aux textes, ils sont excellents. Le Montréalais Alain Cormier a le sens du rythme et de la formule. Ajoutez un grain d'irrévérence et vous avez là des tounes plutôt amusantes. Il y a des hits sur Tout l'univers, comme Salut Man, Quand j'étais cave et la très rythmée Naïve balade. L'ensemble est de qualité assez égale, assez entraînant, avec de plus rares moments ordinaires - comme un show, quoi.
David Étienne
Mille ans
Arpège
Autant le dire tout de suite: je m'apprêtais à ne pas aimer cet album. Ce jeune David Étienne Durivage, le fils du journaliste sportif, fait un petit peu trop beau garçon, trop bon gars. Je me suis dit: c'est du synthétique, de la pop factice. Étrange comme on se fait une idée uniquement d'après la pochette d'un disque. Mais j'étais dans l'erreur, quelle erreur! Mille ans est un excellent album. On a l'impression que David Étienne puise un peu partout dans la riche tradition du folk-rock québécois. On semble reconnaître dans cette voix la chaleur de Richard Séguin et les intonations de Jim Corcoran. Il se réclamait d'ailleurs récemment de Corcoran, mais aussi de Robert Paquette et Harmonium. Musicalement, Mille ans est très réussi. Il faut dire que le chanteur, lui-même guitariste de formation classique, a su bien s'entourer, avec le batteur Manu Katché (Peter Gabriel, Sting, Cabrel), le bassiste Marc Langis (Charlebois, Lara Fabian...) et le guitariste Robert Marchand (Garolou). Sans compter les arrangements du très expérimenté Michel Corriveau. Une grosse équipe et beaucoup de talent, qui ont produit un album d'une belle richesse, que les textes ne déparent pas du tout. À écouter attentivement.
Fauxcons
Fauxcons
Les disques KM
La voix du dictateur nain d'Elvis Gratton constitue une bien drôle d'entrée en matière pour un album pop-rock. Mais les Fauxcons, un trio de Québec, lance ainsi leur premier album, après le succès, l'an dernier, de leur premier simple, Pense à moi. Un morceau qui rappelle Pagliaro, tout comme Les Présidents, d'ailleurs, qui vient d'être lancé en simple. Mais l'ensemble fait surtout penser aux B.B. Tout aussi pop que ceux-ci, les Fauxcons ont aussi l'art de composer des airs simples et accrocheurs. Un bon petit album, avec des guitares parfois très réussies, qui devraient connaître un succès respectable. À surveiller.
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La Presse
Arts et spectacles, jeudi, 15 juillet 1993, p. C9
Les demi-finalistes du Festival de Granby...
PC
Les noms des 32 demi-finalistes de la 25e édition du Festival international de la chanson de Granby, qui se tiendra en septembre, ont été rendus publics hier.
Dans la catégorie auteur-compositeur-interprète, on retrouve Danièle Aubut (Toronto); Steve Barry, Cloé Bernard, Catja, René Flageole, Denis Richard, Jean-François Thibaud (Montréal); Claudie Borduas (Saint-Lambert); Pierre Chaîné (Trois-Rivières); David-Étienne Durivage (Mont Saint-Hilaire); Sabin Farley (Contrecoeur); France Gauthier (Laval); Nathalie Renault (Carleton); Marcel Soulodre (Manitoba); Christine Tremblay (Outremont).
Dans la catégorie interprète, on retrouve Jenifer Aubry, Nancy Dumais, Brigitte Laterreur, Ève Montpetit, Geneviève Renaud (Montréal); Sonia Bertrand (Les Saules); Monique Bérubé, Linda Racine (Québec); Josée Boutin (Sherbrooke); Patrick Fillion (Colombie-Britannique); Marylène Raby, Ghislaine Lorrain (Saint-Eustache); Geneviève Marin (Mascouche); Isabelle Messier (Rougemont); Gisèle Ouellette (Ottawa).
Les quatre soirées de demi-finales se tiendront les 15, 16, 17 et 18 septembre.
À l'issue des préliminaires, quatre auteurs-compositeurs-interprètes et autant d'interprètes seront choisis pour participer aux deux galas. Un premier gala aura lieu le 24 septembre. Le lendemain, le gala final sera diffusé en direct par le réseau TVA et Radio Rock Détente.
L'année dernière, les lauréats du Festival de Granby ont été Robin et Chantal Blanchet.
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Le Droit
Les Arts, jeudi, 15 juillet 1993, p. 28
Seule candidate de la région
Gisèle Ouellette parmi les 32 demi-finalistes au Festival international de la chanson de Granby
PC
Montréal - Les noms des 32 demi-finalistes de la 25e édition du Festival international de la chanson de Granby, devant se tenir en septembre prochain, ont été rendus publics hier.
Dans la catégorie auteur-compositeur-interprète, on retrouve Danièle Aubut (Toronto), Steve Barry, Cloé Bernard, Catja, René Flageole, Denis Ri-chard, Jean-François Thibaud (Montréal), Claudie Borduas (Saint-Lambert), Pierre Chaîné (Trois-Rivières), David Etienne Durivage (Mont Saint-Hilaire), Sabin Farley (Contrecoeur), France Gauthier (Laval), Nathalie Renault (Carleton), Marcel Soulodre (Manitoba), Christine Tremblay (Outremont).
Dans la catégorie interprète: on retrouve Jenifer Aubry, Nancy Dumais, Brigitte Laterreur, Ève Montpetit, Geneviève Renaud (Montréal), Sonia Ber
-trand (Les Saules), Monique Bérubé, Linda Racine (Québec), Josée Boutin (Sherbrooke), Patrick Fillion (Colombie-Britannique), Marylène Raby, Ghislaine Lorrain (Saint-Eustache), Geneviève Marin (Mascouche), Isabelle Messier (Rougemont), Gisèle Ouellette (Ottawa). Les quatre soirées de demi-finales se tiendront les 15, 16, 17 et 18 septembre. À l'issue des préliminaires, quatre auteurs-compositeurs-interprètes et autant d'interprètes seront choisis pour participer aux deux galas. Le premier aura lieu le 24 septembre. Le lendemain, le gala final sera diffusé en direct par le réseau TVA et le réseau Rock Détente de Télémédia.
En 1992, les lauréats du Festival de Granby étaient Robin et Chantal Blanchet.
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